Ceux-ci vont jusqu'à convaincre des élus français au détriment du plus grand nombre. Cette démarche me fait curieusement penser à celle du Comte Greyfié qui, en mars 1860, avec ses amis bourgeois, alla faire du lobbying à Paris, auprès de Napoléon III, pour éviter le découpage de la Savoie; or la démarche de Greyfié et de ses acolytes était surtout motivée par l'espoir d'obtenir de bons postes en France. Cette action personnelle s'était donc faite au détriment d'une importante majorité (13'000 signataires pour le rattachement de la Savoie du Nord à la Suisse contre 500 pour le rattachement à la France malgré le clergé tout dévoué à ce pays). On retrouve cette attitude chez nos élus savoyards actuels qui préfèrent jouer des coudes à Paris plutôt que de défendre la Savoie, leur Pays (voir les réticences incompréhensibles de nos représentants à propos de la création de la Région Savoie, désirée par la grande majorité).

La région Savoie permettrait en effet de décider plus librement de quel type de transport ont besoin les Savoyards. Selon certains de nos Conseillers, la Savoie serait trop petite pour être une région française, surtout au point de vue développement ferroviaire. A voir l'état des voies Evian–Saint-Gingolph ou Albertville-Ugine-Annecy, effectivement, la Région R.-A. fait braucoup pour la Savoie! Si la Savoie pouvait gérer elle-même ses propres ressources, un RER Sud-Lémanique et un autre Albertville-Annecy circuleraient assurément depuis longtemps sur ces voies. Il est curieux de constater que les riverains lémaniques du petit canton de Vaud bénéficient de trois voies électrifiées alors que ceux de la grande région Rhône-Alpes ne disposent que d'une voie abandonnée dès Evian, devenue dès lors vulgaire cul-de-sac rhônalpin.

Heureusement que d'autres, dont le MRS, ont perçu la logique écologique du renouveau ferroviaire donc de la réouverture du Tonkin.

Plus d'informations sur le site de l'association Sauvons le Tonkin

Alain Pittard