Le réchauffement s'accélère Hausse de la température moyenne, fonte des glaciers et de la banquise, élévation du niveau des mers, multiplication des tempêtes, sècheresses et inondations, exodes de réfugiés climatiques, apparition de nouvelles maladies, disparition d'espèces comme l'ours blanc... les conséquences du changement font déjà partie de notre quotidien. Avant que les choses ne s'aggravent, pour éviter que ne s'accélère encore ce réchauffement climatique, il faut agir, vite, et de manière radicale. Selon la communauté scientifique internationale, la hausse de la température moyenne du globe doit être maintenue en-dessous de 2° pour éviter les effets les plus catastrophiques du changement climatique. Ce qui veut dire qu'il faut réduire les émissions mondiales de gaz à effet de serre d'au moins 80% d'ici à 2050 par rapport à 1990. Quant aux pays industrialisés, premiers émetteurs de gaz à effet de serre, ils devront avoir déjà réduit leurs émissions de 40% dès 2020 ! C'est pourquoi Copenhague est déterminant. Un accord doit être trouvé qui engage tous les pays à plus d'effort et de bon sens. Ne nous leurrons pas cependant, un tel sommet ne laisse rien au hasard. Il est préparé de longues dates, voilà des mois que les Etats-majors planchent sur le sujet et négocient en sous-main. Aussi, seule la mobilisation des populations mondiales à l'appui des associations et de scientifiques de toute la planète, permettra de peser sur les décisions.

Le nucléaire : un remède pire que le mal Au sommet de Copenhague, le nucléaire sera au cœur des tractations. De concert avec certains Etats, l'industrie nucléaire fait pression pour que cette technologie dangereuse et polluante soit considérée comme « propre » ! 75% des émissions mondiales de gaz à effet de serre proviennent de secteurs sans aucun lien avec la production d'électricité, ou presque : agriculture, exploitation forestière, procédés industriels, transport, chauffage etc. Le nucléaire est donc hors sujet. Pourtant les lobbies de cette industrie potentiellement dévastatrice s'activent depuis des années, et jusqu'au plus haut niveau des Etats, comme en France, pour l'imposer. Tous leurs efforts sont désormais concentrés sur Copenhague... L'Agence Internationale de L'Energie annonce elle-même que le nucléaire ne réduirait les émissions de CO2 que de 6% (sur les 25% restants) avec un coût exorbitant de 1000 milliards d'euros, alors que les économies d'énergie contribueraient à réduire ces émissions de 54% et le développement des énergies renouvelables de 21%, à un coût très inférieur. De plus, il faut une dizaine d'années pour construire un seul réacteur nucléaire... c'est dire que le soi-disant « remède » ne s'appliquerait pas avant 2020... trop tard donc ! Le nucléaire émet des quantités non négligeables de gaz à effet de serre, liées au cycle de vie des réacteurs (construction, démantèlement...) et de leur combustible (extraction, transport, traitement...), mais surtout, il ne permet pas de récupérer la chaleur dégagée lors de la production d'électricité, contrairement à d'autres technologies. Il impose donc de produire de l'énergie supplémentaire pour nos besoins en chaleur, alors que produire électricité et chaleur en co-génération permet d'émettre 7 fois moins de gaz à effet de serre qu'un système énergétique nucléarisé !

Le nucléaire c'est cher, inefficace, dangereux Pour un euro investi, l'efficacité énergétique et certaines énergies renouvelables sont jusqu'à 11 fois plus performantes que le nucléaire pour réduire les gaz à effet de serre ! L'énergie nucléaire est un véritable gouffre financier qui de plus entrave le développement rapide et massif des vraies solutions contre le changement climatique. Les 2/3 de budgets européens de recherche sur l'énergie sont mobilisés sur le nucléaire. Sans parler des coûts du démantèlement des installations et de la gestion des déchets radioactifs qui se chiffrent en centaines de milliards d'euros.

Plus il fait chaud, moins les réacteurs nucléaires sont opérationnels : 1/4 du parc nucléaire français a dû être arrêté en 2003 à cause de la canicule. Les tempêtes, les inondations, dont la fréquence augmente, accroissent également les risques d'accidents. En 1999, la centrale de Blayais en Gironde a frôlé la catastrophe en raison d'une inondation et la ville de Bordeaux a failli être évacuée !

Sans parler des accidents majeurs, ni même du problème des déchets nucléaires dont on ne sait que faire, en fonctionnement normal, la filière nucléaire pollue les eaux et les sols, notamment lors de l'extraction minière d'uranium. Elle rejette en permanence de la radioactivité dans l'environnement. Une étude scientifique allemande a mis en évidence un surcroît de 117% des leucémies infantiles jusqu'à 5 km de certaines centrales.

Les vraies solutions existent De nombreuses études ont démontré que les alternatives énergétiques déjà disponibles permettraient à la fois de lutter efficacement contre le changement climatique et de se passer totalement de l'électricité nucléaire qui ne représente que 2,4% de l'énergie consommée dans le monde ! En moins de 10 ans, l'Allemagne a créé près de 300.000 emplois dans les énergies renouvelables. En France, malgré un faible soutien politique et financier, 51.000 emplois ont été créé dans ces filières au cours de la seule année 2007 ! À investissement égal, les économies d'énergies et les énergies renouvelables créent 15 fois plus d'emplois que le nucléaire. De nombreuses mesures pertinentes peuvent être ainsi mises en œuvre : efficacité énergétique, économies d'énergie, développement des énergies renouvelables..., mais aussi dans les autres secteurs : lutte contre la déforestation, transition vers une agriculture durable, relocalisation des activités économiques... sans oublier la réduction des émissions de méthane, un gaz qui réchauffe 49 fois plus que le CO2. Sa récupération dans les décharges françaises permettrait d'éviter bien plus de gaz à effet de serre que la construction de 3 réacteurs nucléaires EPR !

Inapproprié pour lutter contre les émissions de gaz à effet de serre, très coûteux, polluant, dangereux, le nucléaire prive de financement les vraies solutions. Y recourir, c'est condamner à l'échec la lutte contre le changement climatique.

La campagne internationale « Don't nuke the climate ! Ni nucléaire ni effet de Serre », lancé notamment par le Réseau Sortir du Nucléaire, a pour but de sensibiliser non seulement aux dangers du réchauffement climatique mais aussi à la fausse solution nucléaire.

Les populations ont le pouvoir de faire entendre leur voix. La pétition « Don't nuke the climate ! Ni nucléaire, ni effet de serre » circule sur internet. Signez-là, diffusez-la.

Vous pouvez d'ores et déjà le faire sur le site : www.dont-nuke-the-climate.org