La prise de position sur le terrain des militants régionalistes lors des dernières élections européennes en faveur de la liste Europe Ecologie a contribué à des résultats électoraux particulièrement importants en Corse et en Savoie. Ainsi, nos votes ont permis l’élection de trois eurodéputés, Michèle Rivasi, François Alfonsi et Malika Attou.

Notre prise de position naturelle s’enracine profondément dans les origines mêmes du MRS où les orientations écologistes ont toujours trouvé leur place. L’alliance avec les Verts s’impose également du fait de leur organisation régionale dans les deux départements savoyards. L’émergence d’Europe Ecologie, entité bien différente d’un parti politique, nous paraît avoir constitué une étape importante dans la construction d’un grand mouvement fédérateur dans lequel nous trouvons notre place. Cette structure a décidé de présenter des listes aux élections régionales du printemps 2010. A l’intérieur d’Europe Ecologie, le MRS porte localement les ambitions de R&PS, visant une véritable prise en compte des Régions et des Peuples aujourd’hui inclus dans l’Etat français.

La création d’une Région Savoie Européenne et Ecologique reste un cap qui ne peut être remis en question. La participation d’élus du MRS dans l’actuelle Région administrative Rhône-Alpes est cependant indispensable car les Savoyards sont partie prenante de la politique régionale dans son cadre actuel. Les élus régionalistes au prochain Conseil Régional conduiront ainsi une politique conforme aux orientations d’Europe Ecologie, destinée à l’ensemble du territoire régional, tout en revendiquant la création d’une véritable Collectivité Savoyarde.

En soutenant également la particularité occitane dans Rhône-Alpes, nous contribuerons à montrer les avantages d’une décentralisation effective et l’intérêt de collectivités territoriales mieux ressenties par les populations et plus représentatives d’une réalité historique, culturelle et géographique.

La Savoie « terre hospitalière » « aux vertes campagnes », « l’air pur de nos montagnes » et autres paroles de notre hymne, ce ne sont pas seulement des déclarations lyriques tout imprégnées du romantisme typique du milieu du XIXème siècle, alors faisons en sorte qu’elles restent ou plus encore redeviennent d’actualité, c’est-à-dire, sur le plan politique, qu’elles demeurent aussi, d’une certaine manière, notre signature.

Saint-Félix, le 10 octobre 2009